Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 21:11
 



Ce matin, le sol de la prairie des Pendulas est tapissé d'un joli tapis blanc. La qualité est bonne, la fibre du manteau est très fragile, la constitution est naturelle. La couche est épaisse, c'est du pure, presque du bio* (mot à la mode chez nous). Le transport de la couverture comme le regard sont gratuits.

Le timbre du grelot* résonne, c'est Bébert, le bistrotier de notre village. Il organise une soirée débats suite à l'émission diffusée par FR3 «Pièce à Conviction*» présentée par Elise Lucet le 11 février dernier. L'uranium : Le scandale de la France con... taminée*.

Notre orateur préfère un titre parlant : ''Les Gourous de la grande Poubelle''.




Bébert mesure un mètre soixante dix et accuse quatre vingt dix kilos. Habillé d'une tunique reconstituée, tonsure des moines, il connaît l'encyclopédie jusqu’au bout de ses doigts. C'est le Nobel des Pendulas. Son ombre arrive même parfois à lui poser des questions. L'uranium pour Bébert, qu'il soit riche ou fauché la question n'est pas un problème.

Et puis, ses relations; un grand nombre de politicards (des purs et durs biens de chez nous?) complète le vivier de sa culture.

Certains lui font des confidences. Devant le verre, derrière le zinc, la droite, la gauche; sa philosophie est la même «tous des branquignols du théâtre de l'absurdité».

Chaque année dans sa bauge buvette, il organise les sets du Cambrai d'or*. (C'est complet à chaque remise de prix).



Notre animateur du jour ouvre le débat. On retrouve la lippe du Roger Gicquel des grandes années, le ton de PPDA, une larme d'humour de Bruno Masure et le rire de Claude Sérillon.

La salle de l'estaminet est pleine à craquer, le silence règne, l'ambiance d'un lendemain de Tchernobyl se dessine.

La collectivité ressent une lourde menace devant l'assiette de soupe fumante qui précède le bourguignon. La terre et nos héritiers sont en danger.

Il retrace l'historique du nuage intelligent, contaminé qui a contourné la France il y a une vingtaine d'année.

Il va écrire aux députés afin que cette méthode soit appliquée dans son bistroquet pour les fumeurs. Les essais sont con...cluants. Il espère ainsi attirer de la clientèle. Il promet la création d'un voyage à Saint Pierre dans le Cantal, ça permettra d'ôter le doute aux réactionnaires. Ils pourront se réoxygéner les alvéoles de deux sacs spongieux situés dans la cage thoracique.

En complément, à la place de se morfaler une pilule d'iode, il s'engage de rajouter dans son bourguignon une substance qui s'oppose au processus de la mitose ou un truc de ce genre.

Bébert c'est un véritable scientifique. Le cœur sur la main, il partage son savoir, sa compétence et son expérience.


Il commente son aventure, lors de son séminaire du Verre vide l'été dernier, sur le parking du stade de Gueugnon où autrefois juxtaposait un itinéraire de mise en forme.

Une envie subite de faire pipi l'oblige de courir au fond de l'aire de stationnement afin de soulager sa vessie pesante. Ses lattes, toutes neuves, reçoivent des éclaboussures. Cinq minutes plus tard il constate la formation de trous et ses ribouis* fument. Il est en colère et il décide que l'été prochain elles seront recyclées en nu pieds (rien ne se perd tout se transforme).

Il explique que l'aventure nucléaire démarre après la dernière guerre où le grand du : «Je vous ai compris» en retraite reprend du clairon et diffuse à tue tête l'indépendance (bio) énergétique et militaire de notre nation face aux autres pays, notamment les ricains et les popofs.


La substance minérale contenant de l'uranium est présente en Bourgogne, en Bretagne, dans le Limousin etc.

On creuse, on creuse, on recreuse de la même manière que les quatre dents* dans votre terrain afin de récupérer le minerai riche. Les stériles* sont transportés dans les environs à la cloche de bois, en pleine nature comme les décharges sauvages d'antan.


Le développement du miroton à la sauce nucléaire démarre. Des carrières s'apparentent à des impacts qui se déploient comme les boutons sur la frimousse d'un acnéique dont le jeunot est à la recherche de sa puberté.

Les bourgeons pètent, les bombes également. (Reggane Sahara, Moruroa Pacifique) les cratères se creusent, les troufions sont de la partie. Quelques années plus tard certains se regonfleront les cellules de la moelle à coup de transfusion, pour quelques mois voir quelques années.

On y va dare-dare et aucune précaution n'est dispensée auprès des civils. Les bidasses ne sont plus en folie (bof), mais ils commencent à creuser leurs propres trous.

L'enjeu prend de l'ampleur, l'uranium vole, les stériles sont stockés et le radon* est respiré à pleins poumons.



L'ex Cogema (AREVA) gère le marché de l'élément métallique radioactif, symbole U. Membre de la série des actinides dans le tableau périodique des éléments. Nombre atomique 92, poids atomique 238,029. L'uranium fond à 1132° Celsius, bout à 3818° Celsius et à une densité de 19,05.

L'uranium est découvert en 1789 dans un minerai d'uranite (pechblende) par le chimiste allemand Martin Heinrich Klaproth, qui le baptise du nom de la planète Utérus pardon Uranus.

La langue de Bébert a fourché. Il est handicapé, il zozote son crin* lui pose des problèmes surtout quand la touffe* s'y mêle.


L'idiome redémarre, le produit est isolé pour la première fois à l'état de métal en 1841. Les propriétés radioactives de l'uranium sont découvertes 1896 lorsque le physicien français Antoine Henri Becquerel produit une image sur une plaque photographique couverte d'une substance absorbant la lumière, en étudiant des sels d'uranium. Les recherches sur la radioactivité qui font suite à l'expérience de Becquerel conduisent à la découverte du radium et à de nouveaux concepts d'organisation atomique.

A la fin de sa rubrique le bistrotier pousse un grand Cocorico. Sacré mec.

Sa femme est en haleine, elle est très fière de l'expo de son homme. Même le p'tit ne lui arrive pas à la cheville marmonne-t-elle entre deux claquements de son dentier dont la marche arrière fonctionne selon la météo de Bébert Simon*, un pote à lui.



Elle complète en disant : j'ai l'impression de revoir E Faure à la tribune de l'Assemblée Nationale lors des grandes agitations.


Pendant la diffusion de la vidéo, nous visitons la France en long en large en couleurs; c'est beau. Il nous conseille le tracé de nos futures vacances.

Compte tenu des zones sensibles; atteindre le sud de notre pays en évitant tous ces pièges à m… nous allons parcourir 2500km pour huit jours de vacances. En cas de défaillance, le retour est assuré par la Compagnie d'ambulances de la maison Téfoutu.


Pendant le passages de l'enregistrement, nous remarquons le courage exemplaire de la patronne d'AREVA qui délègue le pouvoir de communication au porte parole du groupe.

Un grand matheux qui explique : «qu'une moitié est égale à un tiers et un tiers c'est peu de chose».


 

Il complète le commentaire en informant qu'une mouche qui pose sa culotte pour faire son caca au plafond, ce dernier ne tombe jamais dans notre assiette. Heureusement, commente Bébert qu'elle n'a pas la chiasse.

Ce tartuffe a pété un gamma dans le neutron (syndrome du chiard bercé trop près d'un mur).



Nous arrivons à la création d'AREVACITY .

Le top du village de reconstitution. Vous avez le lac avec baignade, parcours détente, pêche, terrain de sport etc.




Amenez pépé, mémé et les mioches, ils repartiront de la couleur des Schtroumpfs (garanti sans facture). La boîte en bois et les poignées sont en option.


C'est le retour à la mère patrie en pleine campagne. L'air est pur, stérilisé par le radon et les routes sont empierrées par les stériles sous le macadam. Cet univers reconstitué font tomber les joyeuses dans les baskets de nos rejetons* qui feuillettent allègrement l'album de Raquel Welch tiré secrètement du bureau du Pépé.

A la fin de votre séjour vous avez les éponges* exposées en permanence, dans cette ambiance ultra pure, qui se métamorphosent en passoire.

De ce fait, la bonne mamie Pilulus* (La Rica du gouvernement) va économiser pour la Sécurité Sociale.



Bébert explique : «plus besoin de radios, de scintigraphie, de mammographie, de sexographie, de conneriegraphie». Il suffira de passer à poils devant le soleil et l'ombre se réfléchira derrière la glace. Le technicien de service jettera un œil, pas les deux.

Il est doué notre Bébert.

Demain le nouveau Koh Lanta de la c...rie se réalisera sur ce lieu. On terminera le circuit avec une balayette et une pelle pour ramasser le reste des os. Une campagne sur le bénévolat est lancée.

Afin de parfaire la renommée de cette cité, notre animateur opte pour une villégiature exclusive de la présidence, des députés et des grognards du Sénat.

D'après ses calculs, le stock se renouvellera rapidement et naturellement. Nous aurons du renouveau dans la législature et la réserve est pleine de jeunes espoirs.



Le professionnalisme de nos élus laisse rêver.

A Saint Pierre le maire a fait bâtir un lotissement sur une poubelle des restes d'une carrière nucléaire et on lui a fait confiance. Il est formidable, il a mis sa commune dans la m..*(c’est gras, il n'y a pas d'os).


Coté députés, ce n'est pas l'orgasme d'une entente cordiale. Le PS représenté par monsieur Bataille d'une grande com..pétence est fière de sa loi (symphonie inachevée), même si cette dernière est devenue stérile à la suite des rejets secondaires aussi dangereux que l'uranium. Et puis c'est la guéguerre intellectuelle dans l'enceinte du parti. La miss Michèle Rivasi une autre député qui essaie de gérer ce truc, porte de l'ombre au papé. Le PS reste sourd. Le parti glisse le dossier dans l'armoire du célèbre nom: «oublimoi».


Au grade supérieur nous avons des anciennes ministres (écolos compris). Elles se moutonnent pour d'autres intérêts dont l'interlocuteur est le Président Camembert celui qui arrose tout ce qui bouge. C'est le même qui a gardé le silence pour le nuage de Tchernobyl (nuage célèbre qui a viré directement en direction du sud).

L'émotion sans doute.

 

Pour conclure l'émission nous avons ''Quinquin'' ministre de l'environnement qui nous a chanté :«dors min p'tit quinquin, min p'tit pouchin» sur des paroles qui nous tiennent en haleine au vu de la richesse déployé dans ses propositions.

On se souvient de ses promesses des 20 000 maisons par an à 100 000€ pour fournir 800 maisons en 2008 au prix moyen de 120 000€ (article du journal le Monde du 15 novembre 2007). Il sort de l'école de son copain le gros Nanard celui qui a bradé des Sociétés de la même manière que vous tirez la chasse d'eau des toilettes.

Comme dit le tenancier du rade*notre pote, au pays des promesses on y crève de faim.

Alors c'est décidé l'écolo gouvernemental se gargarisme, s’engage à fond une fois de plus.

Avant un an, la sécurité sera mise en place (et ta sœur).

Comme dit Bébert, avec la lessive Prox c'est net.

Le temps de prendre chin tiot sceau, cha tiote pelle, chin tiot vélo et c'est reparti pour les serments d’Alice au ....


En attendant, ce joli petit monde de requins assoiffés de pouvoir toutes tendances confondues, nous balade d'imposture en baratin en passant par l'école de l'hypocrisie afin de nous induire en erreur par le récit de bobards.



Comme l'histoire se termine toujours bien et d’une grande éthique, ils vont tous se goinfrer dans un resto pas celui du coeur (humour) mais dans un lieu contaminé ou ils resteront le temps d'une ingurgitation (pleins comme des boudins) afin démontrer et ancrer une certaine pseudo sécurité.


Bébert glousse, il est vert de rage et il clique sur sa radio bleue pour se rassurer et calmer ses neurones.


Bio* produit de la culture biologique

Pièce à Conviction*à voir http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php

Grelot* Téléphone

Cambrai d'or* bêtise (bof)

Ribouis* pieds

Quatre dents* rat des champs

Stériles* pierres ou roches contaminées

Radon* gaz dangereux radioactif

Crin* cheveux

Touffe* cheveux

Bébert Simon* (Albert Simon et sa grenouille) Célèbre présentateur de la météo sur Europe 1

Rejetons* enfants

Éponges* poumons

Pilulus* Ministre de la santé

m... corps gras sans os, excrément ou interjection exprimant la colère

Rade* café, bar

Par Bigounet
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 21:31
 

 


                  Dans la toundra des Pendulas, la première décade du mois de janvier se révèle difficile. A 4h du matin la température extérieure est descendue à moins 15°. Deux jours auparavant c'était moins18°. J'ai regardé par deux fois en réajustant mes prothèses oculaires. Ce n’est plus le froid de Sibérie mais peut être du sept béries (bof).

Comme dit tonton : « excellente méthode pour reconnaître un perroquet mâle d'un perroquet femelle*».

 


Ce matin je décide de me balader. Je mets ma coiffe, un bonnet avec des trous pour éviter le foisonnement de l’air et permettre à mon cerveau de respirer sans être soumis aux conditions externes de la pression atmosphérique.

Je réajuste mes mitaines et trente secondes plus tard je suis en Afrique à l’aide du Net.
C'est direct avec les didis sur le clavier (
aucun problème de transport). Ca me réchauffe l’élément du système nerveux central, ce dernier étant perturbé par une nuit tumultueuse. Résultats des conséquences de la veille suite de la lecture d’un canard «Le poids des mots le choc des photos*».

Terrible ce journal ; en principe il n’y a pas grand-chose à manger dans le palmipède et encore moins dans celui-là. (rebof)

La lecture de cette publication m'a ému. Une larme a roulé sur ma joue fragilisée par le froid de ces derniers jours.

Je vais être obligé de me rendre chez mon pote le revendeur spécialisé en produits de la Mamie Pilulus (célèbre cheftaine de la troupe santé gouvernementale).

En ce moment les potards affichent des promos sur les produits à base de brin. C’est bon pour les gerçures, il faut du gras pour la peau.

La température est bonne dans la maison et je reviens sur la page classique du Web. Je me suis réchauffé et la cafetière parfume la pièce.


Sur le Web, mon attention est attirée par deux nouvelles à sensation forte : «Le transfert de David Beckham (footballeur) pour un club transalpin» et un autre article, «Les plus belles femmes, les plus riches».

 

Je clique sur le transfert du joueur afin de garder contact avec l’information. Je veux rester Rock’ N’ Roll.

Et, je me retrouve sur la page de l’historique des footeux les plus sexy.

Je reclique et je tombe sur la quinzaine commerciale des bipèdes féminins des cramponneux en culottes courtes.

 

Mes yeux titillent dans tous les sens comme à la découverte du Brie de Meaux (le vrai) d’un temps lointain. Le moins 15° passe directement à la température de la fièvre 38.5° ( pas celle du samedi soir).

Je suis sûr que Bébert mon bistrotier* du village ne voudra pas me croire.

Des perles rares.
Toutes plus belles les unes que les autres.

La Bonneville des années 1950 de chez Pontiac* en rougirait d’admiration. Des projecteurs à cracher le feu, une calandre avec des arrondies.

Annibal le taureau qui paisse dans la praire en face des Pendulas en baverait. Des pare chocs à rêver (la maison Playtex s’en est inspirée dans les années folles). La forme des ailes me laisse raide.

Suivez ; car pour le moment je parle des voitures.

Pour revenir à nos nymphes, ce sont de vraies petites divinités certainement sorties de l’association d’une agence qui négocie avec le milieu culturel sportif du ballon carré.

Toutes ces Artémis ont trois points communs. Devinez ?

Le sport, les beaux mâles, la monnaie :

Le sport : je doute que ces belles têtes réfléchies s’adonnent par amour à ce sport, qu’elles suivent deux ou trois fois par semaine les matchs, qu’elles s’extasient après chaque rencontre auprès de leur Artémisions.

Les beaux males : oui oui oui pour certaines. Nos Esméraldas des temps modernes ne débarqueraient pas aux bras d’un Quasimodo* ayant pour lecture comme livre de chevet le quotidien L’équipe ou l’hebdomadaire France Foot-ball.

La monnaie : certainement, elles sont toutes fortunées, alors le capital doit fructifier et pas avec n’importe quel quidam.

Certains footmans sont des adeptes de sylphides et ils possèdent les mêmes points communs. Ils se réunissent aux revues de la mode où ces poupées blondes à la marche déhanchée se promènent sur le rostre comme leurs génomes synthétiques sont exposés dans les vitrines des magasins.

Ils toutounent des pirouettes, des ailes de pigeons, des râteaux (de temps en temps ils en prennent un comme tout le monde), des petits ponts, des grands ponts etc. Ils claquent la boule Obut* (?) Vous avez le choix de la direction.

 


Tout ce petit monde se retrouve dans des articles de la presse spécialisée. Ils répondent à des invitations mondaines où sont servis des cocktails fruités sans sucre souvent à base de poireaux ou de queues de cerises.

La ligne, grande prêtresse de leur bien être, leur conseille des règles d’hygiène les plus élémentaires de la vie non commune. Les coachs des deux parties veillent scrupuleusement à ces valeurs qui laissent supposer que la vénération de l’un envers l’autre se situe dans la ligne de mire pour ne pas annihiler d’une part le galbe de la beauté et d’autre part nuire à la condition physique et psychologique du moment.

 



En dépit de ces informations, je cliquette sur la deuxième nouvelle afin de me consoler de ce drame atypique.

Je me retrouve devant une centurie de Cléopâtres plus mimi les unes que les autres et dont le pedigree risquerait de faire saliver plus d’un animal pendant la période de rut.


Les pauvres gazelles ; la fortune est affichée comme le prix sur l’étiquette d’un étalage de l’hypermarché. La valeur au kilo dépasse le cours du grattemoichuifriqué*. La crise monétaire risque de remonter rapidement si les traders bancaires lancent l’opération à moi les minettes. A ce coût là, le caviar est devenu du steak pour le consommateur de base. Et les chinois peuvent se lancer dans la copie (
pas du caviar mais des nanas).

En complément nous avons sur l’épigraphe : l’art de vivre, la situation familiale, le milieu culturel, les sports pratiqués, les amis etc. un vrai régal…



Quelques unes sont célibataires. Sur la fiche signalétique, il manque simplement l’état de santé du toutou et de son dernier tour de pisse au pied du gros nanarbre. Négligence du valet qui a dû répondre au besoin urgent de la madame.

Je vais informer Bébert le bistrotier. Il cherche fortune pour réparer ses deux dents cassées lors d’une chute. Il était à son cinquième calvados matinal lorsque le sol est venu à la rencontre de ses quenottes entraînant une vidange intégrale de ses dents creuses (A moi les murs la terre m’abandonne) Il voulait porter plainte contre le carrelage.


Devant cette pauvreté d’esprit, mon moral est au plus bas et je re…parcours l’article paru dans ‘’Paris Macht N° 3111 (Marie Pierre GRÖNDAHL) sur le décès de ce pauvre Thierry Magon de la Villehuchet.

Notre corsaire usait le fond de son pantalon en compagnie de son pote notre Fafa* national, au pensionnat Saint-Martin-de-France de Pontoise. Il est sorti de Sciences Po mais rêvait de naval, décroche un doctorat en Sciences Economiques, dirige l’activité banque d’affaires du Crédit Lyonnais puis fonde sa société Access International Advisors.

Marin confirmé, châtelain en Bretagne, malouen en été, émigre* (à cause de Mitran ) à New York.



Il travaillait la nuit à deux heures du matin pour solliciter des placements auprès de ses amies proches et les relations de son cercle.


Ce cénacle, ne connaît pas les difficultés journalières des transports en commun. Ces noctambules sont occupés dans les YachtClub ou Assemblées privées huppés.


D’après l’auteur, je cite
«Thierry Magon de la Villehuchet a entraîné tous ses amis dans la ruine en leur faisant acheter des fonds Madoff. Il a choisi de mourir en romain. Stoïque jusqu’au bout. Le biceps gauche et les poignets tailladés au cutter».


Brutus, Cassius, Marc Antoine (des vrais romains) et leurs potes auraient eu du boulot de se trucider avec leur gladius ou leur pugio en suivant la méthode décrite auparavant ; d’autant plus qu’il n’avait pas de tranquillisants. En contre partie ils étaient en compagnie (l’un remplaçant l’autre).


Entre deux avions, notre malouin déjeunait dans un petit bistrot parisien situé dans le 8ème arrondissement (à quelques encablures du Fouquet’s), au menu Oeufs mayonnaise et Bœuf carottes.


Il aurait pu s’initier à de la simplicité basique de la vie commune en allant chez Bébert le bistrotier de notre village.

Il aurait siroté le Gévéor* villageois ou un Postillon maison. Au menu le bourguignon de madame Picolette (sa femme) dont elle garde jalousement le secret, pour terminer sur le claquot puant plus que respectable.
Pour réveiller la clientèle madame Picolette propose sa chirloute fumante avec deux doigts d’une tiote bistouille afin détartrer les menhirs de porcelaine qui ornent l’entrée principale du gouffre précédant la glotte qui dessert la baudruche .

Bébert qui est sorti de Mat Sup* la même année que le corsaire, il lui aurait cloqué gratos dans les écoutilles* la manière dont il aurait pu conserver ses cocos.


Il lui aurait narré les prémices de l’apprentissage de la navigation entre la traversée d’un douze trous* vidés dans la journée et le calcul du cours des arriérations mentales mathématiciennes face aux placements sans fond dans les grandes profondeurs de l’océan.





C’est l’exemple même d’une vie difficile des fortunés des dernières décennies.

D’une manière générale, l’indigent est habitué à ces difficultés. La solidarité lui donne un confort moral et ses amis sont fidèles.

Un abondant, souvent de stature adipeuse après la quarantaine, gère ses amis comme des locataires aléatoires qui vivent dans la tourmente des quarantième rugissant et disparaissent au premier coup de vent.


Après la tempête de Wall Street pour éviter tout incident et se parer à des suicides collectifs de la secte issue du stade olympien de la bourse, on murmure dans la sphère politique la nomination d’un Haut Commissaire contrôleur charger de fonder une compagnie leasing ‘’d’amis’’. Les frais de ce nouveau Corps Club restreint seront défalqués des impôts. Pour compléter le manque, on va créer des agences de compléments afin de pourvoir à la fidélisation des nouveaux donneurs de la co…ie humaine.


Compte tenu de ce qui précède et des tourmentes de la vie quotidienne si facile pour nous qui sommes cloués au bas de l’échelle (humour) j’offre à ces Isis modernes, à leurs copines, à leurs compagnons sortis des dons de la nature, aux peoples de la fortunette, aux héritiers d’une noblesse factice et sans scrupule cette mélodie d’une vie simple.

 




Perroquet femelle* celui qui crie je me les gèle c’est le mâle

Hebdomadaire Paris Match* revues des nouvelles fortes

Béberet bistrotier* n’existe pas, invention

Pontiac* fabricant de voitures aux USA site ci dessous http://www.automaniaphotos.com/Galerie_Photos_Pontiac_Bonneville.htm

Quasimodo* Personnage de notre Dame de Paris (V. Hugo). Fête religieuse. (qui commence la messe ce jour)

Obut* marque de boule de pétanque

Grattemoichuifriqué*. Imagination

Fafa* Ancien premier ministre qui n’a rien à se reprocher (?)

Emigre* pour certains pas de difficultés dans l’insertion à l’étranger à l’arrivée de la gauche

Gévéor*, Postillon, vin de table des années 40/60, le velours de l’estomac, le gros qui tache

Mat Sup* école maternelle supérieure

Ecoutilles* oreilles

Douze trous* Casier en bois servant au transport du vin dans les année 1945 à 1970

Par Bigounet
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